Association Eau Roc Explo
Séjour spéléo/canyon 2026, Sardaigne, Italie
Traversée de Donini
Dimanche 12 avril
Gérald, Jean-Mi, Yvan, Benjamin, Dom, Olivier
Texte : Olivier Photos : Dom, Olivier
Comment parler de Donini ? Vous allez faire du canyonisme en Sardaigne, faut aller à Donini ! Mais pour ma part, Donini, c'est de la spéléo, pas du canyoning ! Où commence l'une ? Où finit l'autre ?
Lorsque l'on est sous terre, de la première à la presque dernière minute, que la frontale devient l'outil indispensable, la question ne se pose pas. Soyons honnête, la traversée de cette cavité est magnifique ! Les calcaires d'un blanc éblouissant, l'eau émeraude, les galets roulés par des débits que nous n'oserions soupçonner, des remplissages incroyables pour tant soit peu qu'on les observe...
Ce n'est pas un hasard si pour notre deuxième séjour en Sardaigne nous y barbottons une nouvelle fois...
Une petite dizaines de minutes de marche dans le lit du ruisseau asséché d'Orbisi, et nous voici déjà devant la discrète entrée de la perte. Un petit puits étroit nous projette directement au coeur du sujet...
Comme lors de notre précédent séjour sur l'ile, nous nous orientons vers l'amont de la rivière souterraine, qui mérite à lui seul une visite. De gros morceaux de troncs d'arbres laissent entrevoir l'ampleur des crues qui doivent parfois emprunter ce chenal...
Quelques beaux bassins ponctués par des parties totalement exondée nous emmènent sur les berges du siphon amont, où il est possible à partir de la rive gauche d'effectuer quelques sauts....
De retour au pied de la corde, corde qu'il ne faut pas enlever puisqu'elle sert aussi à descendre la rivière vers la sortie !
Ce premier obstacle peut se sauter ! De belles parties de nages suivent cette verticale, entrecoupées de quelques ressauts qui parfois, peuvent se franchir sans l'aide de la corde.
Des amarrage un peu cachés permettent de descendre dans une grande marmitte, vide, et percée en son fond, puis nous nous trouvons dans un secteur un peu plus sec et toujour aussi superbe...
Après un parcours de toutes beautés, où la brillance du calcaire se reflète dans la limpidité de l'eau, où de petites descentes à la corde succèdent aux sections de nage de plus en plus longues, une fenêtre s'ouvre et nous extrait des entrailles de ce karst bien endémique.
Le soleil nous apporte chaleur après cette eau revigorante, et la plus grande descente en rappel nous rappelle que pour le monde des vivants, c'est ici que ça se passe !
(une petite affiche nous demande de ne pas poursuivre au fil de l'eau, afin de sauver une espèce de triton endémique vivant dans les vasques suivantes).
Ce sont à peu près 45 minutes de grimpette qui nous ramènent à nos véhicules, en passant par le pied de la grotte d'Orbisi, un futur voyage canyon.
Nous ne bougerons donc pas ce soir, mais Jean-Mi n'a pas le temps d'installer sa tente, que les cochons en ont décidé autrement et s'emparent de son oreiller avant de prendre la fuite !


















































