Association Eau Roc Explo
Séjour spéléo/canyon 2026, Sardaigne, Italie
Su Bentu, hors normes
Vendredi 17 avril
Gérald, Benjamin, Olivier, pendant que Jean-Mi, Yvan et Dom restent sur les hauteurs
Texte : Olivier Photos : Olivier
Su Bentu. La déception d'un projet datant de 2022 qui n'avait pu aboutir, faute de réponses à mes multiples demandes d'autorisation... Mais cette fois-ci, j'ai changé de technique et j'ai fait comme Jean-Pierre : j'ai fait appel à un ami. Et ça a marché ! Au dernier moment, du coup, une fois sur place, l'ami de l'ami a même pu me transmettre une topo de cette incroyable cavité, hors normes.
Un peu de fatigue, un peu envie de rester dehors et, malgré cette occasion unique, trois personnes ne nous ont pas suivis, optant pour les rayons brûlants d'un soleil sarde...
Clé en main, la petite troupe pénètre dans l'immensité souterraine...
Passé la grille d'entrée, puis le petit puits qui sera le seul obstacle nécessitant un équipement, nous voici dans une énorme galerie et au début de la « via ferrata » qu'il nous faudra suivre pendant plus de 500 mètres de longueur, en restant la plupart du temps perchés entre 25 et 40 mètres au-dessus de la rivière qui s'écoule en contrebas. Quelques petites descentes en rappel ou quelques courtes remontées cassent un peu la monotonie de la progression.
Lorsque le câble disparaît, il nous faut un peu chercher la suite, et nous nous trompons de réseau pour visiter une branche se terminant sur quelques passages bas et humides.
Revenant sur nos pas, nous nous trouvons devant l'un des passages clés, la tyrolienne...
Nous sommes là à un point crucial de la journée ! En effet, alors que nous poursuivons notre itinéraire toujours bien perchés là-haut, au-dessus d'une rivière bien paisible aujourd'hui, 3 joyeux arpentent la pente extérieure, en direction, pour commencer, d'un site archéologique. Se trouveront donc disséminées, au milieu d'images sombres, celles prises sous un soleil de plomb. Respect de la chronologie oblige...
Le chemin du retour offre d'autres perspectives. Les images sont nombreuses et je me retiens de garder l'appareil à la main, tant de vues, si propices... Les coups de gouge sont dantesques alors que l'extérieur, lui, brûle sous un soleil écrasant. D'où a bien pu venir toute cette force hydrique ?
La via ferrata semble être une formalité, et nous retrouvons notre fenêtre sur le monde des vivants... Et une belle aire de bivouac de plus...















































